LES CANÇONS DE "LA SAL DE LA MAR" EN FRANCÈS


L'Anne Tardif ens ha traduït algunes cançons del disc "La sal de la mar" dels TRES al francès. N'estem molt agraïts i ens fa molta il·lusió compartir-ho:  

Quand les mots se vident
Quand les mots se vident
Jusqu’à disparaître.
Quand on ne remue pas la poussière
Pour qu’elle cache ce qu’il y a dessous.


Quand on parle pour parler,
Quand on cache les secrets.
Quand rien ne nous bouleverse
Quand tout est fausseté, bien sûr.

L’absurdité s’est mise en marche.
Il semble que rien ne pourra l’arrêter.
« Tout est permis », Rien à faire » :
Le raisonnement d’aujourd’hui.

Quand les consciences ne s’agitent pas
Pour ne pas répandre la puanteur.
Quand on monte le volume
Pour ne plus rien entendre.

Quand la vie a un prix,
L’insolvable ne peut que vivre mal.
Quand la corruption
Se marie avec le pouvoir établi.

Quand les mots se vident !



Oui, oui

Petites maisons blanches au bord de mer.
Des promeneurs vers l’Antina.
Le vote prêt depuis quelques jours.
Montrer le DNI pour la dernière fois.

Nous laisserons partir l’enveloppe
et la regarderons voler
jusqu’en haut de la montagne.
Je voterai OUI.

Regarde, il fera bientôt jour.
Nous déjeunerons ensemble à la Cabanya.
Nous chanterons sur la place tout en saluant
En attendant que les petites vieilles sortent de la messe.

Oui, je voterai oui.

Le soir quand nous serons tous les deux seuls,
Je t’expliquerai tout ce que j’ai ressenti
Quand la justice nous visa.
Acharnement contre une tête de turc.

Mille neuf-cents quatre-vingt quatorze
Nous sortions déjà dans les rues.
Vingt ans de lutte ont passé
Et le message s’est répandu.
Nous disions aux plus âgés que nous ne voulions pas vivre ainsi.
Le temps nous a montré qu’il fallait foutre le camp.



Marchons

Marchons pleins d’espoir,
dans l’ardent désir du grand moment.
Laissant derrière nous la nostalgie,
En quête d’un nouveau présent.

Qui nous apprenne à être plus libres,
et à aimer face au vent,
Pour que le jour de ton arrivée
tu trouves un monde different.

Et laissons derrière nous le rêve
qui commencera à nouveau,
une nouvelle vie loin d’ici tous deux.
Prends ma main ne te presses pas,
laisse le vent nous emporter
loin de tout, au-delà des montagnes.

Relevons fermement la tête
pour continuer ensemble le chemin
et malgré les bastonnades
n’oublions pas notre destin.

Et rêvons qu’arrivera
le jour où d’une voix ferme
nous pourrons dire enfin nous voilà tous,
l’attente aura été longue.

Et à l’aube d’un nouveau monde
que nous ferons plus juste et plus clair,
nous serons libérés de tout mal
pour commencer à nouveau.



La plage

J’ai peint la plage en blanc
Car je ne n’ai pas de gris.
J’ai repassé en noir tous les contours
Des Muntanyans jusqu’au Roquer.

Porté par chacun de mes petits orteils
Je marche les yeux fermés pour y voir plus loin
Ma voix jaillie de sous mes pieds.

Dans une bouteille j’ai mis la toile
À son destin abandonnée.
J’ai oublié de signer le cadre
Demain matin je le ferai.

J’ai marché sur les vagues.
J’ai flâné à travers les châteaux.
De sable, de nuages, de firmament, qu’il fait froid déjà.
Demain...nous reviendrons.

Dans l’eau j’ai glissé la jambe.
Com un grand voilier j’ai flotté.
Ouvrant les yeux au-dessus de l’eau
Un poisson géant j’ai découvert.



Le sel de la mer

Poursuivant des mirages en plein désert.
Rêvant de lendemains utopiques.
Effeuillant des marguerites oui non peut-être.

Le lendemain c’est ta voix,
Tu tiens le timon de ta destinée.
Prends la vie d’une gorgée
Glacée ou ardente rien ne t’arrête,
Tu sens la mer en t’observant.

Nous marchons ensemble,
Nous dansons à l’unisson,
Sens le sable mouillé sous tes pieds.
Le sel de la mer
Se glisse sous tes ongles,
L’air de rien tu continues à marcher.

Tournant les pages blanches d’un livre,
Cherchant des mots inexistants.
Parcourant du doigt des paysages, je n’en sais pas assez.


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